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samedi 31 octobre 2009

Retour en France


Le retour va s’annoncer tout aussi Folklorique. Car pour rentrer à Marseille plus précisément à Gardanne depuis Bishkek (Kirghizstan) je vais devoir passer pour le moment par Almaty (Kazakhstan), Abu Dhabi (Emirats Arabes), Istanbul(Turquie), Selanik(Grèce), Igoumenisata (Grèce), Ancona (Italie),
Bologne (Italie), Vogera (Italie), Vintimille (Italie), Nice (France), Marseille (France)et enfin Gardanne. Bon je ne vous raconte pas que le voyage fut atroce entre l’avion, le bateau, le stop et le train je croyais que ca n’allait jamais finir. Plus de dix jours a dormir sur des fauteuils ou des chaises de gares et le tout bercé non par l’air conditionné mais par des voisins tout aussi bruyant qu’ils soient Grecs Italiens Turcs ou encore Indiens. Mais bon je suis quand même arrivé à la maison. A la base je devais remonter l’Italie tranquillement mais une fois débarqué à Ancona cette idée est vite passée dans l’oubli. Pour la seule raison que ce type de voyage pieds je campe à droite à gauche marche que dans des pays propice à ce style de baroudage. En même pas une journée je fus contrôlé trois fois par la police. Ils étaient d’une part étonnés de me voir avec mon barda sur la route et d’autre part ils me mettaient en garde contre le camping sauvage en m’annonçant le tarif des amendes. Soit on ne va pas jouer au chat et à la souris. Dés que je vois une gare je prends le premier train et je rentre à ma maison. Car oui le stop en Italie ca ne marche pas du tout. Mais vraiment pas du tout. Cependant ca ne m’aura pas empêcher de rentrer chez mes parents avec l’aventurier à fond dans les oreilles dans sa version, originale (1982), Zenith (1986), Radio Indo (1994), Wax tour (1997), Dancetaria tour (2000) 3.6.3 (2004), Philharmonique (2007) et Alice et June Tour (2007). Soit au total 8 versions différentes. Mais en tout cas il est claire que la version 3.6.3 est monstrueuse voir dantesque par son introduction haché qui donne au morceau une prestance encore jamais vu. Tout comme la version philharmonique avec l’orchestre de l’Opéra d’Hanoi ou là on voyage réellement dans le monde de Bob Morane. On est directement transporté dans un film. Mais pour ma part, peut être par nostalgie c’est la version Dancetaria qui me fait vibrer par le duo Boris (guitare) et Mathieu (batterie). Les deux sont flingués et le final avec Mathieu debout sur ces futs reste une image magnifique. Donc voilà pour la parenthèse musicale…

samedi 24 octobre 2009

Pamir Highways


Mais pour Martin et moi, on allait prendre la direction du sud et emprunter la mythique Pamir Highways. Et pour cela on loue pour une bouchée de pain une Audi 100 de 1994 qui avait plus de 450 000 Km au compteur (mais bon a 10 dollars la journée c’est plus qu’une bouchée de pain). Mais bon vu l’état de la voiture ca ne m’a point étonné. Le tableau bord était complètement HS. Mais hors question pour moi de me faire avoir une deuxième fois et je vérifie les niveaux et le réservoir. Tout est ok et ainsi a bord de notre bolide on se lance dans un Road trip in Pamir. Et là ca change complètement au niveau du paysage on monte en altitude et la roche se recouvre peu à peu de neiges. Le décor nous enivre, on a l’impression de changer de planète et d’entre dans un autre univers. On est là tels des explorateurs à rouler sur des routes complètement défonces mais tellement authentique. Et par moment sur le poste radio cassette on capte la radio locale avec sa pop vielle de plus de vingt ans. Et après une journée de route on s’arrête, on monte les tentes et on capture ces montagnes qui se découpent au loin. On entre aperçoit par moment des grands pics mais les nuages nous empêchent de les immortaliser. Et au petit matin on reprend la route toujours vers le sud en direction de Torugart et les sommets. Mais après être entré dans la région de Tash Rabat c’est le drame, impossible de tourner à gauche et un bruit atroce résonne dans la voiture. Pire qu’une crevaison j’ai l’impression que je roule sur les disques. Je m’arrête et j’ouvre directement le capot. Car si c’était une crevaison j’aurais quand même put tourner. Mais là une fois que j’ouvre cette « boite de pandore » j’ai la bonne surprise de voir que mon arbre à direction c’est défait de son axe. J’en suis ravi. On est au milieu de nulle part et j’ai perdu la direction. Enfin perdu pas tout à fait en regardant les pièces je vois qu’elles se sont juste dévisser, ce n’est juste « que » la casse de trois boulons on bien fragiliser l’ensemble. Heureusement que j’avais demandé au « loueur » un kit minimum d’outillage. Mais bon en voyant les outils je me dis que je suis bien au Kirghizstan. Mais ce n’est pas ce genre de pannes qui va m’abattre surtout que là ou on est. Car là je pense qu’on n’est pas loin du tr*** ** **l du monde. Il me faudra bien trois quart d’heure pour tout remettre en place. Mais suite à cela on continu en direction du camp de base des montagnes de At Bashy. Sur la carte qu’on a c’est le lieu le plus proche ou on pourra peut être trouvé des outils adéquat pour pouvoir faire le chemin inverse. Car voilà je n’ai pas envie d’avoir d’autres ennuis au milieu de nulle part. Surtout que ma réparation ne tiendra pas face à tous les nids de poules. Mais bon j’ai quand même tout resserré à coup de pince coupantes et j’ai roulé au pas pour rejoindre le camp de base. Plus de soixante dix kilomètres nous séparé avec une hauteur proche des 4000 mètres. Mais en prenant la case prudence et halte tous les dix kilomètres pour tout resserrer on est arrivé en mois de quatre heures. Un exploit n’est ce pas. Mais bon arrivé au camp, on a put voir avec l’aviateur local et sa caisse à outils. Qui était pour moi le plus beau des trésors. Il faut dire que le courant avec Hamady est très bien passé. Déjà c’était un nom familier (et oui Jim même dans les Pamirs je pense à toi) et en plus il ressemblait à mon voisin du dessous Naval. Bon je m’éloigne mais avec Hamady on a remis l’Audi sur roues et on était prés à repartir vers le nord. Donc on c’est posé le temps d’une journée et d’une nuit en compagnie des grimpeurs. Car bon j’ai tout resserré et vérifié en faisant un tour de piste. Et c’est bon j’étais assez comptent l’ensemble tenait mais pour combien de temps ?



Assez longtemps en fin de compte car ce n’est pas la direction qui m’a lâché du coté de Ecki Bashi mais le circuit de refroidissement. A croire que je cumule. Par moment je me demande si je ne suis pas né un vendredi treize par un soir de pleine lune entouré de chat noir sous une échelle pendant une tempête qui aurait fait voler tous les miroirs. Car là quand j’ai commencé à voir le moteur fumé je me suis direct arrêté. Et en ouvrant une énième fois le capot je me suis maudit un a moi-même et deux au Kirghiz si ils savent entretenir une voiture. Cependant ce n’est pas moi qui ait refroidis le moteur mais un berger qui nous a accosté en voyant le moteur fumé. Et pour le refroidir il y a qu’une seule solution. L’arrosé d’eau. Bon sur la photo il y en a un qui rigole et l’autre qui fulmine. Je vous laisse deviner.
Néanmoins je ne le remercierais jamais assez. Car la panne venait en faite d’une usure du réservoir d’eau. Qui c’est percé. Mais bon il fallait trouver une soluce surtout qu’il y a encore plus de 300 kilomètres entre notre lieu perdus et Kyzart. Donc avec Martin on l’a joué Raid Camel on c’est monté un nouveau réservoir d’eau avec notre bidon d’eau de 2.5 litres d’eau du Tien Shan. Réparation de fortune mais qui tiendra jusqu’au bout.
Et une fois arrivé à Kyzart on s’attendait à devoir payé un supplément mais ce ne fut point le loueur nous a dit qu’il ne croyait même pas qu’on allait revenir. Et qu’avec nos réparations la voiture pourrait encore rouler 100 000 kilomètres. Je ne vous dis pas la tête qu’on a tirée avec Martin face à ces déclarations. Mais pour nous c’était la fin du Road Trip. Pour ma part je reprenais la route de Bishkek pour partir sur Almaty et l’Europe et Martin pour les montagnes d’Osh. En attendant Septembre est déjà là. Et les vacances sont finies. Enfin pas tout à fait

samedi 17 octobre 2009

Il était une fois dans les Pamirs


Et c’est après une nuit de sommeil, que sur les coups de huit heures du matin on est partie à travers les verts pâturages en direction de Ak tash pass. Et la route s’annonçait longue avec le franchissement du col de Ak tash qui se situe à 4000 mètres de hauts et celui de Kara kata qui frôle les 5000 mètres. Je vous cache que la température a vite chuté. Et que les nuits sont plus que fraiche. Mais cela en valait vraiment le coup. On était seul dans cette mer de vert. J’avais l’impression de plonger dans une aventure de Blueberry lors des guerres indiennes pendant la construction du chemin de fer transaméricain. Trottez et galopez avec rien au tour juste nous quatre et nos six chevaux. Quoique qu’on regarde le paysage nous enivrait. Par moment on rencontrait un berger à cheval qui surveillait ces bêtes. Car dans cette région le danger vient non pas des chiens errants mais des loups. Que malheureusement je n’aurais pu voir. Mais qu’on aura entendu lors de notre nuit en bas du col de Ak tash. C’est assez impressionnant il faut dire. Car dans le silence nocturne on n’entend qu’eux. Et on se demande à combien de mètres on est de la meute. Une expérience à elle seule qui vaut le détour. Mais ce ne sont pas ces hurlements qui nous aurons perturbés pour d’une part contempler les étoiles mais aussi pour dormir à poings fermés. Pour les chevaux aucun souci à se faire, ces derniers ont les pattes avant liées ce qui les empêchent de s’éloigner du camp. Et ils sont attachés prés des tentes. Et de plus on les chiens des voisins qui sont là en cas de problèmes. Et oui même ici il y a des zones pour camper. Qui joue par la même occasion de points de ravitaillements. On se croirait réellement en plein far West. J’adhère et j’attends qu’une chose c’est qu’on reparte sur les pistes. Et pour cela il me faudra attendre qu’une nuit avant de repartir à l’assaut de ces montagnes, et aussi de ces rivières (qui trouvera la référence ?). Et là, on attaque le deuxième col celui de Kara kata à 5000 mètres, et au moment de la pose de midi on se place juste avant la descente. Pour moi je n’ai qu’une envie c’est d’escalader le pic. Je vois avec Harim s’il est possible de s’arrêter un peu plus longtemps, le temps que je puisse escalader ce bout de montagne. Il me répond qu’il n’y a aucun problème vu que dans deux heures on sera arrivé. Bref avec Martin on arpente ce rocher et je vous cache pas que de là haut j’ai pensé à vous en criant un Youuu-piii d’anthologie qui aura raisonné dans toute la vallée. Et oui les plaisir les plus simples sont parfois les meilleurs. Apres cet interlude on est descendu sur Kyzart ou Harim nous a laissé. Mais les trois journées passées en sa compagnie furent vraiment excellente.

Les lacs Kirghiz


Apres une petite étape sur Bishkek j’ai repris la route du sud en direction de la région des grands lacs mais aussi des Pamirs.
Première étape dans cette dernière ligne droite d’Asie, la ville de Balykchy et le lac d’Issyk Köl. Mais pour ce dernier trajet je n’étais point tout seul. Pour la dizaine de jours passés dans le cœur du Kirghizstan, j’étais accompagné de Martin (se prononce à l’anglaise) un Autrichien qui revenait du Pic Lénine. On c’est rencontré à Bishkek à l’hôtel et en discutant de nos projets dans le pays on a décidé de partir ensemble. Pour nous deux ca sera bien plus fun que de faire la route solo. Et c’est ainsi qu’on est parti en direction de l’est.
Balykchy n’a rien d’exceptionnel hormis le fait que c’est un grand carrefour pour les destinations dans les monts du Tian Shan et des Pamirs. Mais en plus de cela la ville offre de magnifiques plages pour les citadins de Bishkek qui ne veulent pas continuer leurs routes vers Choplon Ata, la grande cité balnéaire du lac. Donc pour notre premier jour dans le cœur du Kirghizstan nous sommes permis un petit tour de ville mais aussi une séance de natation dans le lac. Séance vite raccourci au vu de la température de l’eau. Je ne sais pas à combien elle était. Mais on était très loin des vingt degrés. Et de plus on rajoute un petit vent venant des montagnes et là on est sur de gagné une bonne pneumonie. Bon on a réussi à l’éviter. Mais quand je vois ces Kirghiz rester des heures dans l’eau, je me demande comment ils font. Ou alors c’est moi qui suis trop habitué à la température de l’eau du lagon. Mais bon en attendant l’expérience fut bien sympathique, et je pense qu’elle restera unique. Mais c’est assez plaisant de voir ces plages qui donnent une vue direct sur les monts du Tian Shan encore recouvert de neiges. Le cadre est idyllique et s’il n’y avait pas ce vent glacial on pourrait rester des heures à contempler le lac et les montagnes. C’est ainsi qu’après une nuit passé au bord du lac, qu’on a pris la route du sud en direction de Kochkor. Cinquante cinq kilomètres nous séparé de la ville et il nous a fallut une grosse journée de marche. Levé à six heures du matin nous avons plié nos affaires et suivit la route principale via les chemins pastorales. Mais je sais vous vous demandez comment j’ai fait pour dépassez les quarante kilomètres journaliers. La raison est simple. J’ai laissé la moitié de mes affaires à l’hôtel à Bishkek. Et je n’ai pris que l’essentiel, c'est-à-dire le matos de camping et des vêtements chauds. Le PC, mes vêtements de rechanges et le petit sac à dos ne sont plus de la partie. Et je peux vous dire que ca se ressent sur le rythme. Mais au vu du chemin bien escarpé on est arrivé qu’au crépuscule avec encore assez de lumière pour camper à la sortie de la ville. Le temps de monter les tentes et de partir vers le centre ville juste pour s’acheter quelques samossas et il était temps d’aller dormir. Demain une belle journée nous attendait. L’ascension vers le lac Song Köl. Celui-ci se trouvant à plus de 3100 mètres d’altitude on savait que demain l’ascension sera rude. Et ce fut le cas. 1200 mètres de dénivelé nous sépare entre Kochkor et le lac. Mais il y a pas mal de col à passé et les passages de cols sont épuisants. Mais c’est là qu’on trouve nos joies quand on arrive en haut du col. Il nous aura fallut deux jours complets pour atteindre le lac. Deux jours passés sur les flancs de montagnes à côtoyer ces géants de pierre culminant à plus de 5000 mètres d’altitude. Mais au final quand on a aperçut pour la première fois le lac se fut la délivrance. On approchait de notre « cherkpoint ». Un lieu complètement sauvage. De la steppe, des vaches et des chevaux. Et oui on est vraiment dans un autre univers. Et c’est en arrivant prés du lac qu’on a rencontré Harim. Agé de 22 ans il nous a vus arrivé par le col et il est venu à notre rencontre à cheval. Il faut dire qu’on est loin des sentiers touristiques. Et pour lui ce fut une surprise de nous voir arriver par le col. On sympathise (et oui il parle anglais, en période scolaire il est étudiant et durant l’été il aide des parents à garder les troupeaux) et il nous invite à le rejoindre chez lui dans sa yourte pour passer la nuit. Chose qu’on ne refuse point. Il nous prend nos sacs et il nous invite à découvrir la région pendant que lui repart vers son camp. Délesté de nos packages on erre alors dans ces verres pâturages à plus de 3000 mètres de hauts en compagnie de Bovins et autre ovinés en tout genres. Ainsi après avoir découvert la richesse du lac, nous sommes partis en direction du campement. Harim nous attendait, et nous présenta sa famille. Il nous invita même à passer la nuit dans une yourte. Et c’est au tour d’un bon thé chaud qu’on raconta nos péripéties que nous avions vécu lors de nos voyages. Martin parla de son voyage en cours au Kirghizstan et bientôt au Tadjikistan et moi des mes aventures en Asie Centrale. Et au fur et mesure de la conversation Harim nous proposa de l’accompagner à Kysart. Du lac au village il faut deux jours à Cheval en passant par les différents cols. Et lui il doit redescendre avec son frère et six montures. Donc partir avec lui à cheval est une chance unique de découvrir l’autre visage du Kirghizstan.

jeudi 1 octobre 2009

Entrée en terre Kirghiz


Bon me voilà à Osh et il est 22h. J’en ai finis avec les tracas que d’autre me tombe dessus. Trouver un endroit ou dormir mais aussi un distributeur de billets. Pour le second l’aéroport est là et pour le premier ca sera dans les champs sur la route de Bishkek. Il me faudra plus de quatre jours pour rejoindre la capitale via les contre forts des Pamirs et la vallée de Fergana. Cependant je découvre l’arrière pays Kirghiz et les joies des trecks en montagne. Surtout quand on dépasse les 3000 mètres ou on sent la température descendre. Cependant j’ai put m’acclimater car les six cents kilomètres qui me sépare de la capitale m’ont permis de ne pas trop souffrir des chutes brutales. Il faut dire qu’on commence avec du quarante degrés et qu’une fois arrivé en haut au niveau des cols on avoisine les zéros degrés et la neige est toujours présente sur les versants des pics.
Mais j’ai quand même put faire mon youuu-piii a plus de 3800 mètres. Bon entouré de montagnes mais il le fallait. A défaut de Pic Lénine je me contenterais de ca. Je verrais par la suite si je tente le pic Karakol ou pas ? Mais au vu de la météo ce n’est pas gagner. Mais je ne vais pas me laisser abattre. En attendant c’est à Bishkek ou je me pose pour me refaire un visa Kazakh mais aussi de préparer mon trajet vers le lac Isik Kol et Karakol. Néanmoins je trouve la capitale Kirghiz bien plus accueillante que Almaty ou encore Tashkent. On trouve toujours cette influence russe, mais les gens sont plus, comment dire, libéré. Ce qui me change avec l’arrière pays ou l’influence musulmane se ressentait à chaque coin de rue. Ici on dirait qu’il n’y a pas de jugement et la population vit d’une façon très proche de celle des occidentaux. Je ne dirais pas que je me sens à la maison mais ce n’est pas loin. Et j’ai pris un malin plaisir à flâner et à errer dans les nombreux parcs de la ville.
Le Kirghizstan tient pour le moment toutes ces promesses des montagnes à pertes de vues, des gens accueillant et un soupçon d’aventure qui donnent à ce pays tout ce que j’aime. Et en plus les filles sont en mini jupes ou en mini short. Mais que demande le peuple. Blague a part, la route continue et je sais que je ne suis pas au bout de mes surprises pour cette dernière ligne droite dans mon voyage sur la silk road.


mardi 15 septembre 2009

J'irais dormir en Prison

Apres une nuit de repos, j’ais pris la direction de l’est et de Bishkek. Pamirs, me voilà et je suis fin prêt pour arpenter les pistes. Mais il me reste encore deux cent kilomètres à couvrir avant de quitter définitivement l’Ouzbekistan. Si le Kazakhstan m’a laissé un souvenir intarissable et une folle envie d’y revenir l’Ouzbekistan c’est tout le contraire. Et je suis content de le quitter. Hormis Samarkand je n’aurais aucun pincement au cœur. Donc des sept heures du matin j’ai emprunté la route menant à Bishkek. Comme toujours c’est un enfer pour sortir des grandes villes, et là sur la route je passe le énième contrôle routier et je me fais contrôler. Aucun souci j’ai mon passeport et mes papiers. Mais les policiers Ouzbeck comme toujours fort aimable (à Tashkent la veille il m’avait ennuyait comme pas possible me bloquant bien une demi heure pour rien) me dit de ne pas bouger. Bon qu’est ce qu’ils vont me trouver encore… Le policier revient et il m’explique que mon visa n’est pas bon. Pardon lui réponds dans un français plus que correct. Et il me fait comprendre que je suis en état d’arrestation. Je m’insurge et deux autres policiers arrivent et en moins de deux je finis menotter et dans le bureau du poste de contrôle. Je ne vous cache pas que ca a gueulé je demandais à appeler l’ambassade mais rien qui fasse ces têtes de lards n’avait rien à faire surtout que quand j’ai vu qu’ils vidaient mes sacs ca était le pompom les insultes en français ont fusé et j’ai eut droit à joli coup de matraque dans le ventre et sur le coup qui m’ont calmé direct. Plus d’une heure est passé quand enfin une nouvelle personne entre dans le bureau. Je ne comprends pas ce qu’elle raconte mais elle me fait signe de la suivre. Je refuse catégoriquement. Je veux savoir d’une part ce qui se passe et qu’on me rende mes affaires. Dix minutes après j’ai mes deux sacs qui arrivent. On me défait les menottes et je vérifie. Heureusement il ne manque rien. Mais j’ai pris mon temps, hors de questions de laisser quelque chose à ces enflures de premières.
Bref après ces vérifications, je sors enfin de ce bureau aux couleurs fanées et délavés pour le suivre dans sa voiture. Bien sur les menottes sont de retour et j’ai droit à deux policiers qui m’escortent dans la voiture en plus du conducteur et de la personne qui a déboulait dans les bureaux. Mais qu’ai-je donc fait ? Mais qu’est ce qui ce passe ? Cette histoire là je la sens très mal, et je sais même pas sur quoi ca va finir. Apres une demi-heure de route on arrive enfin dans une sorte de bâtiment en rénovation totalement pourris ou plusieurs personnes attendent documents à la main devant l’entrée. En voyant les passeports, je présume qu’on est au bureau de l’immigration. Et après qu’on m’ait emmené dans un bureau tout aussi agréable que le premier mes doutes se sont confirmé. Bien sur sans passeports je risque de ne pas aller bien loin. Puis une nouvelle personne entre avec ô joie mon passeport. Mais il le pose sur le bureau et il commence à me crier, non beugler dessus. Et à ce petit jeu je sais que je peux aussi me la ramener quand on me sort de mes gongs et là c’est le cas. Je ne sais pas ce qu’il disait, mais toutes les insultes françaises sortaient avec ma demande pour appeler l’ambassade française. Que j’ai eut droit en fin de compte. Je passe mon coup de téléphone et j’explique mon problème. Une voix charmante me réponds, et me dit de me calmer et qu’elle va voir de son coté. Me calmer elle est bien gentille mais je suis menotté dans un bureau insalubre avec trois Ouzbecks qui me gueule dessus et moi au milieu qui comprend rien. Plus de trois heures se sont écoulé depuis mon arrivé. Et l’après midi commence à être bien entamé quand arrive deux personnes de l’ambassade de France. Je leur explique le problème ainsi que les brutalités mais pour ces dernières elles ne peuvent rien faire. Ici l’ambassade n’a pas trop de pouvoir. Je crois rêver et les droits de l’homme bordel !!!
Bon elle m’explique mon problème c’est que sur mon visa a expiré. On est le 14 et il prenait fin le 10. Je lui réponds que je ne comprends pas je suis arrivé le quatre et j’ai le droit de rester quinze jours. Oui mais ici les dates inscrites ne correspondent pas aux dates d’entrée mais de séjours. Donc finalement je suis bien clandestin en Ouzbekistan et je risque l’expulsion. Gloups j’en suis ravi mais d’une force. J’essaye de voir avec eux si il y a pas moyen de négocier mais non. En attendant je reste dans ce bureau sans mon passeport. Les autorités me voyent pour le moment comme un criminel donc pas de négociation et renvois au pays. Les diplomates français s’en vont et c’est à moi de débrouiller. Bref je ne parle ni russe ni ouzbeck, la partie folklo commence.
Tout d’abord c’est transfert dans la prison de l’immigration avec enregistrement comme il se doit. Photos, empreintes digitales, mesure, poids, me voilà prisonnier pour un problème de papiers, et je me la ramène pas du tout. Une seule me reste dans l’esprit. Comment ca va finir ? Car je n’ai plus le droit de communiquer et pour l’ambassade je n’existe pas. Le voyage tourne au cauchemard. Certes c’est rigolo quand on en discute. Mais ce retrouver dans une cellule sans lit avec un simple pot de chambre et surtout pas de fenêtres ou de lumières, hormis celle du couloirs, on se demande que tout finesse vite. Et la première journée s’achève sur cette note là, aujourd’hui avec un peu de recul je me dis que j’aurais du demander une balle de baseball. Cependant la deuxième journée fut nettement moins rigolote dans la continuité de la première. On m’annonce en uzbek qu’on va me renvoyer à Nouméa et bien sur à mes frais. Donc les policiers me font comprendre qu’ils vont m’accompagner jusqu'à l’aéroport pour que je puisse payer mon billet d’avion qui s’élève à plus de 3 500 euros pour un vol Tashkent Moscou Singapour Sydney Nouméa. Là j’ai les glandes. Car d’une part le fric je ne l’ai pas. Et être renvoyé comme ca sur Nouméa je ne suis pas trop pour. J’essaye de négocier un renvoi simplement à Bishkek au Kirghizstan, qui d’une part me coutera moins cher et d’autre part me sauvera les vacances. Ils m’annoncent que c’est Niet je suis de Nouméa je rentre sur Nouméa. Oui mais bon vu que c’est à moi de payer je n’ai pas l’argent sur moi. Ils me font comprendre d’appeler ma famille pour qu’elle me prenne le billet. Mais je refuse. Je ne rentrais pas sur Nouméa de cette facon. De plus ils ont mon passeport et il y a mon visa pour le Kirghizstan. Je retente l’amorce en leur expliquant que ca sera plus simple pour tout le monde. Mais bon on est dans un ancien pays russe donc si on veut que ca passe il faut lâcher du fric. Et pour que le responsable du service immigration ferme les yeux sur le changement du protocole j’ai du lui donner 300 dollars, et de là il m’a permis de prendre le vol du lendemain soir pour Osh. Un vol que je me serais passé mais qui m’a quand même couté 180 dollars. Et il me reste encore l’amende à payer qui pour le moment le montant n’a pas encore été fixé. Mais vu que je quitte le territoire j’ai une convocation pour le vendredi à l’ambassade Ouzbeck de Bichkek. Si je me présente pas l’amende me sera envoyer par la poste et transmis aux services des affaires étrangères français. Bon on ne va pas jouer au gaulois et on va suivre les indications du monsieur. En tout cas il aura fallut plus de deux heures pour qu’il m’explique tout cela. Mais bordel ca aurait été pas plus simple qu’ils appellent un traducteur. Puis une fois cela fini et le responsable content avec ces 300 dollars je fut reconduit pour une nuit encore menottes aux poignets dans la prison de l’immigration. Encore une nuit avant mon départ. Et je ne cache pas que le temps fut long. Mais en tout cas là je suis interdit d’Ouzbékistan pendant un an. Super je n’avais pas l’intention d’y revenir en tout cas.

Road to Samarakand



Tashkent Samarkand plus de 300 kilomètres et ce sont les deux seules villes que je verrais du pays avec un visa de 15 jours je ne peux pas me permettre de voir autre chose. De toute façon l’ouest c’est le désert et les champs de cotons. Pour ma part je couvrirais cette distance à pieds et je pense arriver à Syprada je prendrais soit le bus ou le train. Il m’aura fallut au total deux jours pour couvrir ces 80 kilomètres, mon rythme s’accélère il y a un moi je peinais à faire les trente kilomètres journaliers mais aujourd’hui je couvre les quarante sans aucun problèmes malgré mon barda toujours aussi chargés et aussi la chaleur accablante. Pire qu’en Turquie. Mais ca m’étonne point on est quand même au moi d’Aout. Et vu que je transpire comme un américain je repars en mode comme au Kazakhstan douche dans les rivières et c’est bien appréciable.



Tout en profitant de faire rapidement une petite lessive et me voici prêt pour un nouveau jour. Le temps de trouver un emplacement pour dormir et c’est bon, comme le dit si bien bichette ca passe. Et le lendemain j’arrivais enfin à la tombé de a nuit en vu de Spyrda. Mais là manque de bol et surtout d’organisation de ma part plus de bus ni train en direction de Samarkand. Bon ce n’est pas grave. On sort de la ville tout en essayant le stop et si ca marche pas on plante la tente. Mais je fus pris en stop et c’est sur les coups de deux heures du matin que je suis arrivé dans la capitale de la route de la soie.



Et là le calme plat, c’est fou comme la ville est déserte pas une voiture pas un chat, pas une personne. Mais bon je prends la direction du Back pack pour me poser et demain je partirais faire le tour des palais, mosquées et autre mausolées.

Et c’est dés le matin que j’ai arpenté cette ville riche en histoire mais en plein boum de rénovation. Le mausolée de Gumir Amir est en plein travaux et ces alentours aussi. Mais même la présence d’échafaudage ne gâche en rien dans l’architecture musulmane. Tout comme lors de ma visite sur le site du Registan, l’ensemble des mausolées et mosquée étaient fermé au public pour répétition d’un spectacle. Je n’ai pas trop compris en l’honneur de quoi mais les militaires étaient présent en simple porte drapeaux des différentes nations et ils défilaient aux milieux des danseurs. Et je sentais au fil de mes déambulations dans les petites rues que cette cité m’attirait. Et rien que le fait de tomber sur de petits bazar m’enchantait. Cette ville étaient l’opposé direct de Tashkent et au fil des mes pérégrinations je commençais à me ronger de remords de ne pas pouvoir descendre sur Bukchra qui d’après les dire était une Samarkand bis avec la forteresse en plus. Mais malheureusement le temps me tenait je devais être impérativement le douze à Tashkent pour récupérer mon passeport ainsi que mon sésame pour entrer enfin en terre Pamir. Néanmoins je profitais de cette journée comme jamais à flâner et errer dans une ville qui il y a même pas un an était pour moi qu’un simple nom.

jeudi 3 septembre 2009

Ah la Paperasse !!!

Me voici à Tashkent capitale de l’Ouzbekistan. Ici seulement les visas m’intéressent mais avant d’en arriver là il faut que je retire des Soms la monnaie locale. Et là c’est le drame le beau drame ici pas de distributeur automatique. Et le seul que j’ai trouvé après plus de deux heures d’errance n’accepte que les cartes de types Visa. C’est de la folie j’essaye de me faire comprendre mais bon c’est galère de chez galères. Mais au bout d’un moment surtout en faisant toutes les banques je trouve un distributeur qui accepte les master cards. Victoire et bien non car ce ne sont pas des soms qu’il me délivre mais des dollars. Donc avec mon pécule il faut que je trouve un agent de change, fort heureusement devant la gare lieu ou se trouve aussi mon hôtel le black market y règne en maitre. Si dans mes bureaux un dollars est changé pour 1500 Soms ici il est pour 1850 et croyait on voit la différence je me suis retrouvé avec 185 000 Soms dans les poches en billet de milles. Et rien que cette différence ca m a permis de payer mes trois nuits à l’hôtel sans toucher à mon capital. Mais bon se balader avec une telle liasse ca fait bizarre. Cependant à Tashkent il n’y a pas grand-chose à voir. Pour moi ce fut tourné des ambassades de Chine du Kirghizstan et du Tadjikistan. Pour cette dernière c’est l’anarchie et l’obtention du visa c’est trois semaines minimum. Donc on oubli. Pour la Chine il y a une liste et on attend. Quand je suis arrivé c’était aussi mort la liste était complète jusqu'à 18 aout. Quelque chose de fous surtout qu’on est que le 5. Donc je suis passé à celle du Kirghiz et là l’attente d’obtention est d’une semaine. Mais j’ai quand même perdu ma journée pour remplir tous les papiers. Déjà deux heures d’attentes pour laisser les formulaires et avoir le papier pour payer. Car le paiement ce fait dans une banque, heureusement celle-ci n’est qu’a une demi heure à pieds. Mais bon il faut attendre. Heureusement que j’avais pris avec moi le tome 3 de l’épée de vérité. Ca faisait bien dix jours que j’avais pas avancé dans l’intrigue et cette journée passé à poireauter m’a permis à avancer dans ma lecture. Donc une fois le paiement effectué on repart pour l’ambassade et on repatiente une nouvelle fois. J’ai commencé ma journée à 8h00, à 9h00 j’avais déjà fait les ambassades Tadjik et Chinoise je suis arrivé à 10h 30 à l’ambassade Kirghiz et j’en suis sortit que sur les coups de 17h00 avec convocation pour le 12 aout pour la récupération de mon passeport. Et il parait que pour la Kazakh c’est pire. En l’espace d’un instant je m’étais retrouvé dans les douze travaux d’Astérix. Car pour payer ce n’est pas si simple. D’une part c’est en dollars. On se présente dans un bureau avec notre papier de l’ambassade. On remplit un formulaire en triple exemplaire. Un pour l’ambassade et deux pour la banque. On va ensuite dans un bureau, un personne vérifie et le valide en le signant .On part ensuite dans un autre bureau et là il est tamponné et on peut aller payer. Mais bien sur à chaque fois il faut attendre. Un enfer rien que ca.

Cependant pendant l’attente ca va être direction le sud et Samarkand. Je ne vais pas rester à tourner comme un rat mort dans une ville que je n’accroche point.

mardi 1 septembre 2009

Turkistan


Dernière étape le mausolée de Ahmed Yasawi à Turkistan, c’est ici que ce finit ma découverte du Kazakhstan. Une journée passée à l’intérieur de cet édifice classé aujourd’hui au patrimoine mondiale de l’Unesco. Et quand on arrive et qu’on voit se dôme bleu se dessiné au loin on a du mal à imaginer le lieu. C’est qu’une fois sur place face à cette gigantesque arche, haute de plus de 50 mètres qu’on remarque tout l’art et la manière des architectes musulmans. Pour ma part c’est une partie d’initiation à la culture musulmane avec des détails sur le coran et les différents prophètes. Mais aussi sur le rôle de ce mausolée dans la culture musulmane. Il faut savoir que celui-ci est fait composer d’un premier mausolée construit à la mort du prophète et d’un deuxième construit deux cent ans plus tard. En tout cas rien n’enlève le charme de ce bâtiment perdu au milieu du désert et entouré de vastes jardins aux couleurs multicolores.

Mepki part 2


Et c’est ainsi que c’est terminé cette première soirée. Et oui première soirée car je suis resté à Mepki plus de trois jours. Il faut dire aussi que j’étais un peu l’attraction du centre. Donc le lendemain je suis parti en randonné sur les hauteurs, on pourra même dire au Kirghizstan vu qu’il n’y a pas de poste frontière. Avec au programme une ascension des contreforts des Pamir de quoi s’émerveiller sur l’ensemble de la plaine en contre bas. Le paysage est vraiment unique on trouve un petit coté alpin avec ces petits torrents, mais l’essence même du Kazakhstan est présente avec cette steppes qui se perd au delà de l’horizon. Les montagnes son entièrement rocailleuse pas un soupçon d’herbages ou alors c’est un semblant de garrigues qui y pousse. Mais dés qu’on se rapproche des cours d’eaux. C’est un autre univers avec une herbe bien vertes et des fleurs qui poussent tranquillement sans se soucier de rien. En l’espace de même pas un kilomètre le décor change du tout au rien. En tout cas j’en connais un qui aurait été heureux de voir ce petit torrent déferlé dans la vallée. Bien rapide avec pas mal de lacets je pense qu’avec son Kayak il se serait régalé (Je te laisse contempler les photos Fab).

Et de retour le soir, c’est destination le petit village de Yourte qui se situe au dessus de la maison de repos avec
Edouard et Norbal. Une petite marche d’une demi heure le long de la rivière pour juste déguster du lait de jument. Et au final ce n’est pas si mauvais que ca. Cependant je n’en boirais pas tous les jours. Ce lait a un petit gout bizarre et de plus il picote dans le palais. Mais les Kazakhs en sont fou, il faut dire que c’est aussi dans leurs cultures. Mais après cette aparté ce fut redirection le centre avec ce soir une sorte de bal. Une ambiance musicale très… spéciale entre de la pop Kazakhs, Russes et Turcs mais aussi du Modern Talking et du Alizée. Pour ces deux derniers ils en sont fous. Danser sur du Modern Talking j’ai du mal à le croire et encore plus la naine effarouché qui fait des bulles dans son bain.
En étant l’étranger du centre j’étais très demandé. Donc sur des morceaux totalement ignoble pour moi, imaginer une, enfin je crois chanson romantique en slow chanté en Kazakh. J’ai du dansé avec ces gentes dames de soixante dix voir quatre vingt ans qui était ravis a plus d’un point. Mais fort heureusement à vingt trois heures extinction des feux et fin du spectacle. Je ne cache pas que je n’ai pas dit non. Car là je commençais un peu à saturer avec en moins de deux heures pour la quatrième fois la même chanson de nos deux allemands, enfin je crois qu’ils sont allemands les deux gars de Modern Talking. Bref ce fut finis back home et go to dodo. Demain ca sera direction encore les hauteurs avec une petit groupe de personnes travaillant dans la maison de repos.
Une journée tranquille à suivre un petit sentier qui ne mène sur différentes sources, ou selon les dire l’eau aurait des vertus mais aussi vers des arbres à souhaits. Il suffit d’y accrocher un morceau de tissus et d’y laisser son vœu. Simple et rependu en voyant les branches pliées sous le poids. Apres pour la véracité il faudra attendre.
Une fois ce petit rituel terminé tout le petit groupe a pris la direction du sommet de ces grottes. Un excellent point de vue sur la vallée mais aussi un lieu plaisant pour se restaurer.

vendredi 28 août 2009

MEPKI PART 1

Et c'est d'un pas décidé que je suis partie non pas vers l'est mais vers l'ouest. Un point en vue Shimkent et son poste frontière pour l'Ouzbékistan. Et là les choses se gâtent, comme c'est bizarre me direz vous, ca faisait longtemps n'est ce pas, et oui sortir de Almaty en tant que piéton c'est un enfer sans nom. Entre la circulation et la pollution on frise la crise de nerfs. Et malheureusement c'est la seule route pour quitter l'ex capitale. Marché sur plus de vingt kilomètres avec les voitures qui vous frôlent, c'est d'une euphorie sans fin. Suis-je fou ? Je ne pense pas, mais sur ce coup là j'étais plus inconscient qu'il ne le fallait. Néanmoins j'ai quand même réussie cette épreuve de force et j'ai pu me perdre dans la campagne. Installer mon bivouac et me perdre en regardant les contre fort des Pamirs. Une journée épuisante mais il fallait que je quitte cette ville. Mais bon dans tous malheurs il y a une part de bonheur avec un bon pita (pain rond) et un bon thé Tadjik. Surtout que le lendemain la route sera longue et rude pour rejoindre ne serais ce que Taraz qui est à plus de quatre cent kilomètres.


 

Ainsi après une bonne nuit j'ai repris mon petit bonhomme de chemin. Mais avant de monter mon camp, je vous passe les détails sur la marche rien de très trépidant, un pied devant l'autre et on passe à appuyer sur le talon. Le sprinteur cherche à décoller le randonneur s'accroche à la terre (un carambar pour celui qui trouve la référence.). Donc le soir je m'apprête à monter ma tente quand j'entends quelqu'un me crier dessus. Je ne comprends. Je me rapproche de la personne, et celle-ci commence à me parler en Kazakh. Mais bon je ne comprends pas. Il me sort des niet à tous va. Et je continu à lui dire que je ne comprends. Je m'excuse si je me suis installé dans sa propriété. Bref j'essaye de passer le dialogue mais bon entre russe et français il n'y a pas beaucoup de similitude. Il me fait comprendre de plier ma tente. Chose que j'exécute sans attendre. Mais le plus surprenant c'est qu'il m'aide à ranger mes affaires. A qui ai-je donc à faire ? Je suis les consigne de cette inconnu à la voix rocailleuse dut à la nicotine. Et il me fait signe de rentrer dans sa voiture. Je sais on ne doit pas suivre les inconnus. Mais vu sa corpulence et ma grosse fatigue je n'avais pas envie de chipoter. J'essaye d'engager la conversation, et il me dit Franzous, chose que j'acquise. Et il prend son téléphone baragouine pendant bien trois minutes. Je me demande ce qu'il se passe et j'avoue que là j'étais un peu en eau trouble. Cinq minutes s'écoulent et il dans une maison de repos. Mon chauffeur se nomme Murat ( se prononce Marat') et qu'il m'invite à venir chez lui à la maison de repos. Il sait que ca peut paraitre bizarre mais il m'expliquera en détails sur place à Mepkit. Bon j'accepte l'invitation et on verra ou tout cela me mène. Je ne sais pas ou je vais mais j'y vais. Apres plus de deux heures de routes nous voilà à Mepkit, dans une maison de repos perdus dans les montagnes. Il est bientôt 21h et avec le soleil couchant le cadre est merveilleux. A peine ai-je le temps de descendre que Murat me fait signe de l'attendre. Je me pose sur un banc et je regarde, je suis là en plein milieu d'une maison de repos pour personnes du troisième âge, et avec mon look ma barbe et mon air de baroudeur sortit tout droit du désert j'ai un peu du mal à passer incognito. C'est là que j rencontre Laura et Galiya deux jeunes filles elles aussi pensionnaires de ce lieux pour une durée de une semaine. On ne va pas dire que les Kazakhs sont doués pour l'anglais mais ils arrivent un peu à s'exprimer à la différence de moi qui ne capte aucun mot russe ou Kazakh. Mais bon on essaye de faire connaissance re-baragouine en Kazakh avant de me tendre le téléphone. Et là chose peu commune depuis mon départ une voix française avec un accent russe. Il se présente comme Edouard, et qu'il est pensionnaire avec les questions d'usage. Qui es tu ? D'où tu viens ? Que fais tu ? Ou tu vas ? Tu aimes le Kazakhstan ? Bref les formalités. Puis arrive Murat, avec Edouard et Norbal. Edouard facilement reconnaissable avec son survêtement coq sportif de l'équipe de France. Et il engage la conversation en Français. Et exprimé par un russe ca fait bizarre mais aussi tellement de bien. Il commence à me charrier sur ma rencontre avec les deux filles et il s'amuse à jouer les interprètes. Bien sur, Murat nous invite tous chez lui autour de la table avec thé, gâteaux et un plat à base de canard et de pomme de terre. Bref la soirée va s'annoncer longue. Cependant c'est le jeu. Vu qu'Edouard parle français j'en profite pour en savoir un peu plus sur lui et là je tombe des nus. En commençant avec les questions d'usage. Ou avait il apprit le français que faisait il ici. J'apprends en vérité qu'il est l'entraineur de l'équipe nationale de Boxe du Kazakhstan et que jadis il fut celui du Cameroun et de l'URSS. Bref sans m'en rendre compte j'ai devant moi une star du sport de combat. Quand mon grand père lira ces lignes je crois qu'il va halluciner. Mais bon on ne va se focaliser sur ca quand même. Cependant pour moi après plus de un moi de voyage ca m'a fait plaisir et aussi du bien d'avoir une vrai conversation. Car c'est ca qui est dur dans ce type de voyage. C'est de pouvoir réellement discuter et non baragouiner un semblant de phrase. Et là rien qu'avec Edouard on a put échanger une bonne conversation sur son passé et son actualité sportive, sur mon voyage et sur les relations France Kazakhstan.

Ainsi j'ai put plonger encore un peu plus loin dans le mode de vie Kazakh mais aussi dans ces mœurs. Il m'a expliqué de plus que j'étais le bienvenue et que déjà tout l'établissement était au courant de mon arrivé. C'est ca que je trouve complètement fou. Je ne connaissais point ces gens et je suis accueillis pire qu'un roi. Une chose impassable en France.

Mais ici un étranger est toujours un événement surtout dans lieux comme ici.

Ces attentions me touchent beaucoup, et ne voulant pas abuser je dis que je planterais ma tente dans la jardin. Et ben non j'ai droit à une chambre et à tout le confort. Soit on ne va pas refuser. En tout cas l'heure tourne et je commence à sentir les premiers coups de fatigues, j'ai quand même marché toute la journée et un peu de sommeil serait le bienvenue. Fort heureusement sur les coups d'une heure du matin tout le monde s'en va et moi, je peux enfin me noyer dans les bras de Morphée.

Astana la capitale Kazakh


Astana, capitale du Kazakhstan et qui essaye de s'affirmer. Depuis 1991 la ville est en chantier pour pouvoir rayonner sur l'ensemble du pays. Malheureusement elle ne possède aucune histoire, certes la ville est moderne rien qu'avec le quartier de Bayteleck (La tour en photo), mais aucun bâtiment pour témoigner de son histoire. Cependant on s'y sent bien surtout dans le nouveau centre ville qui se veut ouvert avec des jardins des parcs et des fontaines. C'est surtout ici que sont concentrés tous les mânes du pouvoir mais aussi les bureaux des grandes entreprises Kazakh et étrangères. Mais il y a un point sur lequel on peut être admiratif c'est l'architecture du quartier. Qui peut paraitre aux premiers abords très hétéroclites. Mais qui au final rend un ensemble harmonieux et homogènes. Il faut dire que j'en ai passé du temps dans ce quartier à faire les ambassades Chinoises, Tadjik et Russe. Passé trois jours un peu à blanc car pour les premiers ce fut un refus catégorique pour le visa pour la simple et bonne raison que je ne suis pas Kazakh, les seconds étaient en rénovation donc pour le visa c'est direction Almaty et les derniers, je vous laisse imaginer pas besoin d'un dessin je crois. Mais néanmoins j'aurais put profiter un peu de la ville et de me poser avant d'attaquer la grande descente vers le sud. 1400 kilomètres entre Astana et Almaty de quoi me mettre en forme. Je sens que je suis encore parti pour trois jours de vagabondage de stop et de marronnage sur les routes détruite du pays. Donc avant cela farniente sur le bord du fleuve avec un livre et du Daisybox à fond. Entre les titres Ultra Non et Sourd j'étais sur mon nuage.

Néanmoins j'aurais passé quelques jours bien sympathique avec tout d'abord la rencontre avec Sabiyev un étudiant en langues étrangère originaire d'Aqtöbe. Il était sur Astana pour son inscription en faculté mais aussi pour la recherche d'un logement étudiant. Une chose est sur c'est qu'on a passé de bon moments à arpentez les rues d'Astana tout en discutant des différences et des similitudes en le Kazakhstan et la France. Pour lui son pays s'ouvre comme il faut mais il y a encore trop de différences et ceci je ne peux que l'appuyer entre l'ouest industriel et le centre très campagne. Et là je découvre un Kazakhstan très cosmopolitain. Mais d'après lui ce n'est rien comparé à Almaty. Ce que je penses déouvrir dés que je partirais vers le sud. Encore plus de 1400 kilometres e j'en aurais peut-être finis avec le pays de steppes sauvages.


 


mercredi 26 août 2009

Baïkonour et sa porte aux étoiles


Baïkonour, une ville de lumière bordée de nuit, c’est la première image que j’ai eu de cette cité des étoiles perdu dans le désert Kazakh. Il est plus de deux heures du matin et j’entrevois au loin les lumières du cosmodrome et des tours de télécommunications de la ville. Et c’est du bord de la fenêtre du quatre quatre que je voyais enfin ce site plein de légende mais aussi pionnier dans l’aventure spatiale. Qui dans sa vie n’a jamais rêver d’être cosmonaute de pouvoir ne serais ce qu’un instant mettre un doigt sur une étoile ou toucher ne serais ce que les poussières d’une comète. Et là j’avais face à moi ce lieu de légende ou tout a commencé, enfin pas tout a fait car le site fut construit un peu après l’éveil de la course aux étoiles, mais il en demeure un lieu de légendes qui me fascine tout autant que le cap Canaveral. Ici non pas de Challenger ou de programmes Apollo, mais des Spoutnik et autre Proton sont au rendez vous. Et voir cela ce rapprochez de moi, mettez tous mes sens en émois. J’étais tel un enfant devants des décorations de noël, fasciné par toutes ces lumières et en train de m’imaginer tous les trésors qu’il pouvait y avoir aux pieds de ces lueurs. Certes je n’assisterais pas à un lancement, mais j’espère pouvoir entrer dans le cosmodrome et y voir au moins les reliques de la conquête spatiale. Car ce sont bien les russes qui ont mis le premier satellite en orbite, le premier être vivant dans l’espace mais aussi le premier homme. Et Baikonour et aujourd’hui l’apogée de cette technologie aéronautique russe.
Mais avant de pouvoir entrer dans la ville ou sur le site, on c’est arrêté dans la ville qui juxtapose Baïkonour, Tamopé. Et c’est ici que Hamir vit avec sa famille et qu’il m’a invité à venir dormir chez sa belle sœur en compagnie de sa sœur (oui très compliqué) car cette dernière parle parfaitement anglais. Et je ne vous cache pas le plaisir de pouvoir enfin avoir une discussion rapide plaisante ou tout le monde se comprend sans être obligé de faire des dessins et autre mimes. Donc en compagnie de Zharikasin que j’ai pu découvrir Tamopé et me faire refouler à l’entrée de Baikonour pour la seule et unique raison et qui est valable c’est que pour entrer dans la ville il faut avoir une autorisation. Que malheureusement je n’ai pas. Le policier m a expliqué que Baikonour est une ville Kazak mais aussi russe. Donc pour cela il faut l’aval des Kazakhs que j’ai via mon visa mais aussi des russes, que je n’ai pas. Donc pour cela il faut que je monte à Astana et que j’aille voir l’immigration si ils peuvent faire quelque chose pour moi. Car c’est très rare que des personnes seuls se présente dans la ville. Donc pour cela j’ai une lettre d’invitation de Zharikasin. Mais bon j’y crois pas trop ça serait dommage que de Baikonour je n ai que l’entrée de la ville.

dimanche 26 juillet 2009

Beyneu, road to hell


Alors, le pire j’ai eu droit. La piste pour aller à Beyneu, si on peut appeler ca une piste est un enfer fait de sable de rochers et de nid de poules datant du jurassique. Rien que les franchissements demandent de longs instants de réflexions. Car durant plus de quatre cent kilomètres il y a rien. De la steppe, du sable et la chaleur accablante du soleil. Et là au beau milieu il y a un calédonien perdu qui comme le dise les locaux s’amuse à « pichkum » (marcher). Et puis, certes la piste n’est pas beaucoup fréquenté mais elle demeure l’unique axe entre Aktau et Aqtobe, un camion plus précisément un bon vieux kamaz comme on en fait plus c’est arrêté. Son conducteur m’a fait signe de monter. Chose que j’ai effectué sans attendre. Ca faisait déjà plus de quatre heures que je marchais et sous le soleil de plombs et son invitation fut plus qu’agréable. Et c’est ainsi que au milieu de nulle part j’ai fait la connaissance de Arkhi, un routier, fier de son vieux Kamaz et il remontait jusqu’à Beyneu. Il venait de finir sa semaine de travail et il rentrait chez lui revoir sa famille. D’une chose la prise de contact fut assez folklorique entre nous. Je ne parle pas russe et Kazakh et il ne parle pas du tout anglais ou français. Bref il a fallut faire avec, mais c’est pas ca qui va nous empêcher de communiquer.
Ainsi on a fait connaissance durant les dix heures de trajets. Il faut dire que avec la piste qu’on c’est tapé je me demande comment on fait pour faire le trajet en si peu de temps. Par moment je me disais mais ce n’est pas possible on ne va pas passer, on va accrocher. C’est de la folie pure et dure surtout quand on sait qu’il n’y a rien aux alentours. La moindre casse peut être fatale, c’est peut être pour ca que les Kamaz ont encore de beaux jours devant eux.
Déjà rien qu’avec les photos je vous laisse imaginer la poussière qu’on reçoit à chaque croissement avec un autre véhicule ou alors quand on en double un autre. Car qui dit Kamaz dit pas de clim et donc c’est toutes fenêtres ouvertes qu’on avale les kilomètres qui au passage nous narguent. Car tout le long de la piste il y a des bornes kilométriques. Et quand on voit qu’on met par moment plus de cinq minutes pour faire un kilomètre ca donne des sueurs froides. Mais ca n’a rien changé et au final on est arrivé à destination, avec en plus la fierté de l’avoir fait sans casse. Même si une halte changement de filtres s’imposé.
Mais au final tout c’est bien passé on est arrivé à Beyneu sur les coups de trois heures du matin et Arkhi m’a invité à dormir dans la cabine. Moi j’étais parti pour monter la tête mais il m’a proposer de rester. Il faut dire que pendant toute la journée j’étais une sorte de copilote.
Cependant la route pour Aqtobe était encore longue on avait à peine parcourus que 400 kilometres et il en restait encore plus de 800. Une bonne route 66 bien defoncé.

vendredi 17 juillet 2009

Aktau


Apres un vol ou j’ai pris conscience que la technologie russe, il faut soit avoir confiance soit prié que sa bonne étoile ne vous abandonne pas. Je ne sais pas quel modèle de coucou j’ai pris mais que soit au décollage, en vol ou à l’atterrissage je me suis dit c’est la fin. Ca grince ca couine, on a l’impression que les rivets sautent les uns apres les autres. Et le pire il n’y a pas de séparation entre la cabine et les passagers. Donc on voit tout ce qui se passe. Et je peux dire que ca ne rassure pas du tout. Je me pose encore la question de savoir comment ces avions peuvent encore voler.
Néanmoins me voilà à AKtau avec vu sur la Mer Caspienne. Le temps de me faire bloquer ma carte bleue par un ATM et je prends les routes. C’est ainsi que le lendemain de mon arrivé j’étais dans le désert à marcher en direction de Beynou a plus de 560 kilomètres de Aktau. Le temps de faire les douze kilomètres de ville, et j’étais dans le désert. Et c’est là que je fus pris en stop par Art et Val deux ingénieurs Kazak en pétrochimie qui rentrait chez eux à Zenghozen. Je leur ai demandé s’ils pouvaient me laisser à Zetibay. Pour eux pas de souci, mais sur les soixante dix kilomètres qui sépare Aktau de Zetibay on a fait connaissance et au final ils m’ont invité chez eux, pour passer quelques jours. Hébergé chez Val, la première soirée fut synonyme de fête ou j’ai dégusté de la vodka maison tout comme de la bière maison, de plus j’ai fait connaissance de leurs potes. Une agréable soirée qui de plus m’a permis d’en apprendre beaucoup sur la région et le pays. Le lendemain ce fut direction Aksou pour un barbecue, mais aussi profiter de la mer caspienne.
Derniere soirée dans la région d’Aktau et je ne regrette en rien cette aparté, j’ai fait la connaissance de deux personnes sympathique et ils m’ont rédigé un mot en russe pour que je me fasse comprendre ou que je sois dans le pays. Ce n’est que lendemain matin ou je suis parti dans le désert pour Beynou en compagnie des chameaux et autres Gazoduc et Oil fields. C’est le désert il n’y a rien et en quittant Zetibay il me fallait plus de 60 kilomètres pour rejoindre Shepte. Donc les provisions en eau sont plus qu’obligatoire. De plus Val m’a dit qu’après Shepte j’allais bien tripper en voyant la route. Je m’attends au pire…

Georgie, georgie


Bon, me voilà de retour pour des petites mises à jour. Alors après mes escapades sur l’histoire de la Grèce antique, je suis remonté sur Ankara et la mer noire. Un seul but dans ce trajet !!! Arrivé à Baku via la Géorgie. Et pour cela, je me suis posé l’espace d’un moment à Hopa la ville frontière avant de partir pour Batumi.
Donc le passage c’est effectué sans aucun souci, je me suis pris la journée pour suivre un vieux sentier qui rejoint le poste frontière depuis Hopa. Et vu que mes papiers étaient en règles, c’est passé comme une lettre à la poste. Cependant face tant d’engouement de ma part j’ai remarqué que j’étais vraiment parti à l’arrache pour cette étape. Pas un guide sur moi, mais ceci ce n’est pas grave, mais pas de traducteur ou d’aide à la compréhension. Et les caractères russes il faut y aller pour comprendre ce qu’ils veulent dire. Surtout que ici l’anglais on oublie. You-piiiiiiiiiii !!! Ca va être dantesque je sens. Mais bon arrivé à Batumi je profite un peu de la mer noire avant de prendre mon bus pour la capitale T’bilisi. Plus de quatre cent kilomètres dans l’arrière pays géorgien. Agréable, mais risqué, les géorgiens ne savent pas conduire et on le remarque dés les premières minutes. A une époque j’avais visibilité. Il y a pas dire ca donne des sueurs froides. Mais bon après plus de huit heures de trajets, me voici dans la capitale. Pile poile pour le diner, le temps de me poser et me voilà en train de me balader sur les rives et de capter l’ambiance de T’bilisi.
Et ce n’est pas tip-top, la ville paye encore l’indépendance tout comme la guerre contre la Russie. Les géorgiens montrent une belle haine contre les russes et la misère s’affiche dans les rues. On se sent un peu mal à l’aise, mais le pays essayent de se reconstruire surtout qu’il possède une richesse historique sans pareils comme une nature sauvage perdu entre vallons et montagnes.
Mais pour moi ca sera juste la capitale pour l’ambassade de l’Azerbaïdjan et mon visa. Néanmoins entre temps, je me suis retrouvé entre une charge de policiers sur des russes saouls et comme par comble de ma chance je me suis retrouvé au milieu. Il a fallut que j’insulte un flic en français pour qu’il me laisse tranquille. Ok j’ai une tête de terroriste mais quand même me confondre avec un russe. Résultat des courses une arcade amoché. Mais ca a vite cicatrisé, plus de peur que de mal. Cependant au final T’bilisi ne m’aura pas aidé car mon visa pour l’Azerbaïdjan a été refusé. Donc sans attendre j’ai pris le premier avion pour Aktau au Kazakhstan.

mercredi 8 juillet 2009

Des traces d'Histoire


L’aventure se poursuit et cette fois ci c’est direction l’extrême sud ouest de la Turquie. Apres Troie on reste dans l’antiquité Grecs avec les deux merveilles du monde qui sont le temple d’Artémis et le mausolée d’Halicarnasse. A l’heure ou je mets ce blog à jour je suis à Ankara à attendre mon bus pour rejoindre Hopta à l’extrême nord est du pays. De ce point là je partirais à pieds en direction de Batoumi la première ville géorgienne. Une petite ballade de plus de quatre vingt kilomètres sur les rivages de la mer noire. Une bonne rando de trois quatre jours si je n’ai pas de soucis. Vu que d’âpres un dernier publié des nations unis la zone serait à risques. Enfin ils mettent tout le pays. Mais d’après quelques personnes rencontrées il n’y a pas de soucis à se faire si on reste dans le sud.
Mais bon au lieu de rester dans le futur, un petit retour sur mes derniers jours. Donc apres ma petite rando de nuit, je suis enfin arrivé à Ezine ou j’ai put me reposer dans le bus qui me menait à Ephese. Arrivé en début d’après midi j’en profité pour faire le tour de la ville et découvrir a quel point que voir des pierres ca ne voulait rien dire. Oui je sais, mais bon le temple d’Artémis c’est une maquette et deux colonnes. You-piiiiiiiiiiiiiiiiiii !!! On ne va pas dire que ca m’a enchanter comme il faut et quand je suis arrivé à Bodrum même éclat avec le mausolée. Bref heureusement qu’il y avait le fort sinon je me serais pendu. C’est malheureux mais voir des trous et des panneaux qui expliquent le pourquoi du parce que ca me laisse de marbre.
Je sais je suis peut être un peu difficile mais quand j’étais à Angkor, c’était que des pierres mais la magie était là. Ici rien du tout. Alors j’ai préféré passé mon chemin. Apres une nuit à Bodrum j’ai pris le bus du soir en direction d’Ankara dix heures de trajet, j ai le dos en compote et le crane en vrac.
Bref c’est les vacances et je m’éclate comme un fou. En tout cas arrivé à Hopta je passe par le ravitaillement et j’attaque les rivages de la mer noire. Si tout va bien pour la mi juillet je serais à Baku en Azerbaïdjan.

lundi 6 juillet 2009

Un, dos, Troie


Apres trois jours passés a Istanbul il m’a fallut reprendre la route.Tout d’abord descendre en bus à Canakalle et de là suivre la vielle piste routière. Ainsi sous la fraicheur du jour (je suis arrivé à 4h30) j’ai pu entreprendre ma première rando en direction de Troie. Trente kilomètres avec mon barda et avec comme seul compagnon le soleil levant… Bon j’avoue j’ai toujours la musique dans les oreilles mais ceci c’est habituelle n’est ce pas. Alors fraicheur et petite matinée bien sympathique car malgré le chemin bien escarpés il m’a fallut plus sept heures voir huit pour atteindre le site de Troie. Site ou je me suis posé le temps d’une visite mais aussi d’un casse croute. Marché dans l’après midi serait de la folie. Les quarante degrés sont déjà atteint et avec le sac, c’est plus de dix litres d’eau que je perds par jour. Mais bon avec la fraicheur et le ventre plein j’ai pu reprendre la route en direction d’ Ezine. Ou je suis arrivé au petit matin. Je n’étais pas fier de marché de nuit. C’est assez casse cou mais avec la lune qui devient presque pleine ca donne au détroit des Dardanelles un coté mystique voir mythologique. Car bon Troie c’est jolie mais le site ne dégage rien. Déjà avec les rumeurs qui circulent on n’est même pas sur que ce soit vraiment Troie et puis il y a rien hormis des panneaux qui indiquent sans plus des suppositions. Bref la mythologie elle ne se trouve pas là.

vendredi 3 juillet 2009

Istanbul by night



Istanbul la journée, c’est bien beau, mais le soir. Oui mais le soir, qu’est ce qu’on y fait. Soit on flâne dans les grand bazars en quête de bibelots ou de souvenirs très pittoresque voir folklores que. Mais Istanbul ce n’est pas que ca. Tout d’abord il y a le sport national, la pêche au dessus des différents ponts. Pire que sur une plage de cote d’azur. Ici on se dispute la place et on évite de s’emmêler les lignes. Et durant toute la soirée ils sont des centaines à se retrouver le long des rambardes à taquiner le poisson.

Pour ma part, je trouve cela amusant, mais point passionnant. Et je préfère prendre la route de la corne d’or. Ainsi je me retrouve en plein cœur des festivités. Et je ne vous cache pas la frustration que j’ai eut en voyant ces deux affiches. Si vous n’arrivez pas à lire je vais vous dire ce qui est marqué. Attention car c’est du lourd c’est de la « hot saucisse ». Il y a de noté Dream Theater en concert le 4 juillet, jour auquel je quitte Istanbul, Prodigy et Nine Inch Nails en live le 18 juillet. Bref je suis maudit surtout pour le dernier. Déjà que je les loupe au Wertcher et aux arènes de Nîmes. Oui je suis maudit comme il se doit. Ce n’est même plus de la poisse c’est une malédiction. Mais bon c’était un aparté plein d’amertume.



Revenons à Istanbul, qui comme toute ville méditerranéenne vit la nuit. Et la corne d’or nous le prouve sans problème. Quand on déambule dans ces rues j’ai l’impression de me retrouver à Marseille. Ce découpage, ces constructions en hauteurs, ces rues si sinueuses et ces petits commerce aux couleurs et senteurs du littoral. Et c’est ainsi qu’on se ballade sans se soucieux ou on va et au détour d’une rue on ne sait sur quoi on va tomber. Les salons de thés et autre Haman sont autant de vitrine sur la culture turque ou ottomane. Mais les pubs et autre night clubs rythment eux aussi le cœur d’Istanbul. Ainsi on y aborde les deux visages d’un pays qui c’est plus qu’ouvert à l’occident en gardant ces racines.


mercredi 1 juillet 2009

Istanbul day One


C’est parti, me voici lancé dans un périple de plus de 8000 kilomètres à travers toute l’Asie. Le défi est de taille et j’ai trois mois pour le relever. Il est 21H15 heure locale et me voici en train d’écrire ce début de voyage.
Mais avant d’arriver à Istanbul, la veille, j’avais passé la soirée avec Benoit, le but faire le pleins de films et de séries pour m’occuper en cas de coup dur ou d’intempéries. Mais si j’ai la dose de bouquins je préfère prévenir. Et c’est en dégustant « un fort bon grand sandwich », que je me disais que ce voyage me permettra de me poser et de savoir ou je vais aller. Trois mois c’est long, seul encore plus. Et dans cet isolement je vais me questionner sur moi-même. Car depuis mon retour en France je me sens troublé. Oui troublé non pas par l’éloignement mais par ce qui motive ma vie. Et quelques retrouvailles m’ont mise dans l’embarras, je ne m’attendais pas à çà. Et aujourd’hui je doute. Je n’arrive pas à prendre une décision. Mais ce voyage, j’espère m’apportera une certaine sérénité mais aussi les réponses aux questions que je me pose. Je pense que cette fin d’année sera encore une année charnière pour moi.

Voilà je me donne trois mois.

Mis a part revenons sur le voyage. Istanbul, l’ancienne Constantinople résonne dans nos têtes comme une porte ouverte à la découverte. Et dés mon arrivé j’ai commencé à arpenter ces rues. Départ à 5h00 du matin de Marseille pour arriver à 17h35 heure locale. Pourquoi tant de temps ? La réponse est simple mon avion a eut deux heures de retard du a un problème d’enregistrement. Au lieu de décoller à 11h25, on est parti à 13h25. Mais bon c’est de choses qui arrivent. Et ca ne m’a pas empêché de me balader dans le quartier de Gülhane et d’y découvrir son parc. En flânant j’ai atteint les rives du Bosphore. Et c’est là qu’on découvre les multiples visages d’Istanbul. Des senteurs d’épices viennent à vous et vous invitent à une découverte ou l’orient et l’occident se croise.


Le squekk face au Bosphore

Et d’un détour du regard vous tombez sur La Mosquée Bleue, Sainte Sophie ou Sainte Irène trois grandes mosquées qui s’élèvent sur les hauteurs du quartier. Me voilà depuis plus de trois heures et je découvre ce pays qui autrefois me faisait peur. Et oui je fais parti de cette génération a qui fut choqué par Midnight Express.
Voila les premières news le squek est lancé avec du paradize à fond les écouteurs. Demain direction la mosquée Bleu le bazar et la rive asiatique.

le squekk et la Mosquée Bleue